Tango Libre vu par ....
Francine Grimaldi: Plaisirs en boîtes
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«Même si les bases sont les mêmes pour tous, Il y a autant de façons de danser le tango argentin qu'il y a d'individus... Gérée par Gerardo qui donne aussi des cours toute la semaine, la grande salle accueille les danseurs depuis dix ans. Les pas glissent sur le plancher de bois, au son de l'accordéon, donnant lieu à une joute amoureuse... pas besoin de parler, les corps s'expriment. Dans une évidente complicité, les couples tendrement enlacés jouent leur histoire, les yeux dans les yeux... pour qu'enfin ceux de la belle se ferment, sourire aux lèvres. Les hommes tapent du talon, les femmes lèvent le pied... d'ailleurs les jeux de jambes sont hallucinants. Pourtant et pour la plupart, ce sont des amateurs, qui laissent leurs running shoes au vestiaire du bas pour enfiler leurs beaux souliers. De tous les âges, les danseurs sont formidables, et ils se fichent totalement qu'on les regarde ou non. Le petit bar du fond permet de boire un coup, tables sur l'estrade pour voir l'exhibition en salle, sans aucune prétention. Aux couleurs stendhaliennes, les murs sont ornés de magnifiques tableaux. Mieux que les discothèques bondées, un espace privilégié! On a envie d'applaudir après chaque toune…C'est décidé, on s'inscrit aux cours de printemps. »

http://grimaldi.branchez-vous.com/boites/danser/5.html

Renée Laurin
  La vie, simplement, 15 avril 2006
Tango d'un soir sur le Plateau
«Je flotte sur un nuage ce matin. Croyez le ou non, il existe encore à Montréal des hommes suffisamment dégourdis pour inviter une femme à danser, même lorsque cette dernière est accompagnée d'une armoire à glace de six pieds trois pouces. Rien de tel pour gonfler l'estime d'une mère sagement casée depuis, mettons, quelques années. Il faut vous dire, à votre décharge messieurs, que l'endroit s'y prêtait sans doute un peu plus qu'ailleurs. École de tango le jour, délicieux petit bar/théâtre la nuit où les tangueros peuvent s'adonner à leur art tout en dégustant un verre de porto dans la lueur rougeâtre de lampions dispersés ici et là sur les tables. On s'y retrouve entre passionnés de la danse de tout âge et tout acabit, pour s'inspirer de la grâce des uns et des autres. Le tango n'a pas d'âge, il n'a qu'un parfum de sensualité qui se hume à deux. Qu'on soit connaisseur ou pas, passer une soirée là-bas, c'est se propulser dans un espace hors temps où les gens osent enfin se parler et se toucher dans les règles de l'art du respect mutuel.»

http://blogue.canoe.com/2006/04/15/tango_d_un_soir_sur_le_plateau

René-Jean Dufour
  Parfumdetango, 23 avril 2006
Tango, libre soy yo
«C'est rien de moins qu'un cadeau royal offert à la colonie tanguesque de Montréal pour sa jeune majorité. Il suffit de franchir le seuil du 2485, avenue du Mont-Royal pour réaliser quelle ambition hors de l'ordinaire il a fallu pour réussir ce déménagement ex-centré sur la bordure du Plateau.»

http://cf.groups.yahoo.com/group/parfumdetango/message/507?viscount=100

André Lavoie
  Le Devoir, édition du 6 décembre 2002
TANGO - La danse au corps et l'âme vagabonde
«... les amateurs ayant la danse au corps et l'âme vagabonde peuvent passer d'une milonga à l'autre, à la recherche d'une perfection de mouvements, parfois avec des inconnus, le temps d'une valse croisée. À ceux qui n'y voient qu'une « copulation rythmée » ou « des figures qui s'ennuient et des derrières qui s'amusent » (un jugement lapidaire du politique français Georges Clemenceau), les passionnés répondent par un érotisme subtil, une démarche fluide mais complexe. Même les Argentins vous diront que « la vie est un tango » et qu'« on dit avec les pieds ce que le coeur entend ».
extrait de l'article
Josée Blanchette
  Le Devoir, édition du 5 juillet 2002
C'est la vie: Tango à gogo. Dimanche soir, à Outremeont, on roule les trottoirs pour danser
«C'est une danse qui demande beaucoup d'humilité. Plus je connais, moins je connais», convient Gerardo, qui ira enseigner le tango à Saint-Pétersbourg cet été : «Partout dans le monde, il y a une explosion du tango. On parle de l'ère de la communication, mais les gens n'ont jamais été aussi isolés. Le tango, c'est direct, tu prends contact physiquement. C'est un privilège très rare et sain. Si tu es bien avec quelqu'un, c'est très souvent réciproque.»
extrait de l'article
Le Journal de Montréal, vendredi 19 juin 1998
  Un défilé par et pour la population.

«Il s'agit du du défilé le plus éclaté et sonorisé en cinq ans, avec de la musique, de la danse et du mouvement du début à la fin», indique André L'Heureux, coordonnateur du défilé de la Saint-Jean.

LE TANGO ARGENTIN sera à l'honneur au onzième tableau du cortège du défilé de la Saint-Jean, mercredi prochain.